• Code Stargate - Ch 29

    Chapitre 29 - Soirée chez Janet

    "Attends Jack, tu veux dire que tu as rencontré un moine Shaolin mais que tu n'en gardes presque aucun souvenir ?" demanda Daniel, sceptique.

    "Hé, quand tu es revenu de ton Ascension, tu étais amnésique et personne ne t'en a voulu !"

    "C'était différent, je suis mort et Oma m'a renvoyé !"

    "Toujours une bonne excuse pour faire le malin !"

    "Messieurs !" gronda le Général. "Reprenez Colonel."

    "Donc une fois en haut de la Montagne, j'ai rencontré un jeune garçon qui m'a conduit vers un temple. Là, en effet, un moine plus âgé m'attendait et m'a sorti des trucs d'Anciens sur la vérité et tout ça."

    "Et vous ne savez pas comment vous êtes reparti, O'Neill ?" demanda Teal'c.

    "Non, je me suis réveillé dans votre camp."

    Daniel fronça le menton, en poussant sa lèvre inférieure vers le haut.

    "C'est étrange tout de même !"

    "Je ne vous le fais pas dire, d'autant que ça n'a pas aidé Carter !"

    "Pardon mais je ne suis pas d'accord" dit celle-ci. "C'est comme ça qu'on a compris pour la Porte."

    "Non, que vous avez compris, Carter parce que moi je ne sais toujours pas d'où vous vient cette idée !"

    Sam lui sourit et leur échange de regards laissa les trois autres pensifs. Qu'avaient-ils pu se dire pendant l'agonie de Sam ? Aucun des deux ne voudrait leur dire mais ils brulaient tous de curiosité. Daniel savait comment en savoir plus, il comptait mettre au point un petit plan...

    Le briefing toucha à sa fin mais Sam Carter souleva un point important.

    "Mon Général, que fait-on pour les Docteurs Beckett et l'Amiral Calavicci ?"

    "Comment ça, Major ?"

    "Ils sont au courant pour la Porte et nous savons pour leur projet secret. Peut-être pourrions-nous mettre nos ressources en commun pour avancer ?"

    "Avancer vers où, Carter ? Vous avez déjà failli mourir à cause des recherches de l'autre gugusse, on ne va pas faire ça toutes les semaines ?"

    Sam ignora sa remarque et continua pour le bénéfice du Général.

    "Le Docteur Beckett a fait de grandes découvertes sur l'espace-temps. C'est le seul scientifique qui ait fait une vraie découverte pertinente depuis E=MC² ! On ne peut pas l'ignorer."

    "Je sais Major et mes supérieurs sont de votre avis. Proposez-moi une solution et on va l'étudier."

    Tout le monde se leva pour quitter la pièce et SG1 repris ses activités normales. Comme ils étaient revenus pour aider leur nouvel ami, ils avaient prévu de passer le reste de la journée au travail.

    "Carter, on dîne ensemble ce soir ?" proposa le Colonel, dans le labo de son second.

    "Désolée, mon Colonel, Janet m'a déjà invité, ça fait un moment que je n'ai pas vu Cassie et elle était inquiète pour moi."

    "Tant pis, demain alors ?"

    Jack s'était rapproché de Sam et elle lui sourit.

    "Oui, demain avec plaisir."

    Le soir-même, après le dîner, Janet et Sam discutaient toutes les deux autour d'un verre de vin. Cassandra était montée se coucher et les deux femmes s'étaient assises sur le sol, autour de la table basse. Elles avaient rit toutes les trois pendant le repas et Sam sentait que le moment se faisait plus intime.

    "Sam, je suis curieuse, de quoi avez-vous parlé avec le Colonel ?"

    Sam sourit et se concentra sur sa gorgée de vin, cherchant quoi dire.

    "Tu sais, nous avons beaucoup discuté, des missions passées et tout."

    "Sam, ne me prend pas pour une idiote. Je ne te demande pas les détails mais je vois mal Jack O'Neill en grand romantique, te déclarant sa flamme."

    Sam rit et répondit "Non, en effet, il n'y avait rien de vraiment romantique ou même romanesque dans nos échanges. Il n'a pas dit qu'il m'aimait car je n'en ai pas besoin, je le sais. Il a plutôt essayé de me distraire après avoir dit que la Vie n'aurait plus aucun sens sans moi."

    Sam marqua une pause et but encore une gorgée de vin.

    "Il m'a dit que quand je ne serais plus là, il prendrait sa retraite et qu'il irait dans son chalet du Minnesota. Qu'il regarderait sans doute "Les Simpsons" depuis le début. Il m'a parlé de ses hypothétiques projets."

    Janet sembla sceptique mais une partie de ses conversations avec le Colonel était privée, elle ne voulait pas insister mais la curiosité la démangeait. Elle remarqua que Sam était comme absente, perdue dans ses pensées, le regard dans le vide. Elle ne dit rien pour ne pas la sortir de sa rêverie.

    "Il a aussi dit - pour rire - qu'il laisserait pousser sa moustache pour mon enterrement mais je n'ai pas compris pourquoi. J'avais promis de demander au Général de lui remettre mon drapeau et mes plaques. Je crois que c'est là qu'il a réalisé que j'allais vraiment mourir. Jusque-là, il essayait de dédramatiser, comme s'il refusait d'y croire. Quand je lui ai fait une liste des gens à prévenir et de l'endroit où se trouvait mon répertoire pour les contacter, il a compris."

    Sam tourna la tête vers son amie : "Ne le dis à personne Janet, mais il a pleuré à ce moment-là. Il était en train d'organiser mes funérailles et la douleur l'a submergé et pourtant, il est resté avec moi. Il aurait pu fuir et disparaitre mais il était à mes côtés, acceptant mes dernières volontés."

    Une larme roula sur sa joue et elle l'essuya.

    "J'ai moi aussi compris certaines choses et je sais que je l'aime et que je refuse de ne pas être avec lui. Je lui ai dit que je l'aimais et que mon seul regret était de partir seule, de le laisser derrière moi."

    Janet sentit sa gorge se serrer et les larmes monter dans ses yeux. Elle avait voulu savoir, maintenant elle savait. Le Colonel O'Neill n'aurait jamais besoin de dire à Samantha Carter à quel point il l'aimait, ses actes parlaient pour lui. Janet ne connaissait aucun homme capable de démontrer son Amour à ce point, sans utiliser de mots. Il ne savait pas communiquer au sujet de ses émotions, il gardait tout enfoui en lui, loin pour ne montrer aucune faiblesse mais dans des cas comme celui-ci, il n'avait pas besoin d'ouvrir la bouche.

    Janet avait déjà remarqué leur manière de se regarder, tout ce qui passait dans leurs échanges silencieux était pourtant bien en-dessous de ce qu'ils ressentaient vraiment.


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